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La sagesse du quotidien – Chronique d’Henry Plée

La sagesse du quotidien chronique d'Henry Plée
Tableau de Feodor Tamarsky - La sagesse du quotidien chronique d'Henry Plée

La sagesse du quotidien une chronique d'Henry Plée

Dans cette nouvelle chronique martiale sur ma sagesse du quotidien, Henry Plée nous explique qu’on ne peut transmettre des enseignements profonds à des ignorants.

Voici une histoire de Sagesse qui m’a été adressé par un ami lecteur. En vérité, plusieurs lecteurs m’ont adressé la même histoire avec des variantes, c’est-à-dire qui m’a fait “tilt”. Un jour, un maître de sagesse, professeur de “l’École nationale d’Administration Publique”. Ce maître fut invité à dispenser une formation sur “la planification efficace de son temps” à un groupe de dirigeants de grosses compagnies.

Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le maître n’avait donc qu’une heure pour “enseigner sa matière”. Tâche insurmontable pour un sujet aussi vaste que délicat.

Debout devant ce groupe d’élite, prêt à noter tout ce que cet expert en planification du temps allait enseigner. Le maître de sagesse les regarda un par un, lentement, puis leur dit : “nous allons réaliser une expérience.”

De sous la table, le maître sortit un immense pot de verre transparent, d’environ cinq litres, et le posa délicatement en face de lui. Ensuite il sortit une douzaine de cailloux. Aussi gros qu’une balles de tennis et les plaça délicatement un par un, dans le grand pot en verre.

Lorsque le pot fut rempli à ras bord et qu’il fut manifestement impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : “est-ce que ce pot est plein ?“. Tous répondirent par l’affirmative. Il attendit quelques secondes et ajouta : “vraiment ?“.

Le vase et la vie

Alors il se pencha et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux. Puis secoua le pot, jusqu’à ce que le gravier s’infiltre entre les cailloux jusqu’au font du pot, puis arrive jusqu’au bord.

Le Maître leva les yeux vers son auditoire et demanda à nouveau : “est-ce que ce pot est plein ?” Cette fois-ci, ses brillants élèves commençaient à comprendre. Au son de la voix du maître, que ce n’était pas certain et l’un d’entre eux se risqua à dire timidement : “probablement pas…”. “Bien,” répondit le maître. Il se pencha à nouveau et sortit, de sous la table, un sac de sable fin. Avec attention, il versa le sable dans le pot qu’il secoua. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, le maître demanda : “est-ce que ce pot est plein ?”.

Échaudés, sans hésiter et en chœur, les élèves répondirent que non. “Bien!” répondit le maître. Et, comme s’y attendaient ses brillants élèves, il prit le pichet d’eau qui se trouvait sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Puis, il leva les yeux vers son groupe et demanda : “quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?”

Identifier ses priorités

Pas fou, le plus audacieux des élèves, se souvenant du sujet du cours, répondit : “cela démontre que, même lorsque notre agenda est complètement rempli. Si on le veut vraiment, on peut toujours y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.”

“Non,” répondit le maître de sagesse, “ce n’est pas cela. La grande Vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous par la suite !”

D’un coup, il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos. Le maître leur dit alors : “quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Est-ce votre santé ? Votre famille ? Vos amis et amies ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxez ? Prendre votre temps ? Ou… toute autre chose ?

Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre nos gros cailloux en premier dans notre vie. Car sinon on risque de ne pas la réussir.

Si l’on donne la priorité aux petites choses (le gravier, le sable) on remplira notre vie de petites choses. Et du coup l’on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de notre vie.

Alors n’oubliez jamais de vous poser la question : “quels sont les gros cailloux dans ma vie ?” Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot, votre vie”.

Tout à coup le maître de sagesse salua son auditoire d’un geste de la main. Il quitta lentement la salle étrangement silencieuse.

Le maître et les villageois

Il n’y a rien à ajouter ici (c’est à vous de comprendre les autres niveaux) cette histoire de sagesse qui explique clairement la raison de certains de nos échecs passés. Tout le problème consiste à mettre nos gros cailloux en premier, dans notre vie. Et de ne pas en rester là : il y a encore à mettre le gravier, le sable, l’eau… et le sel. Cette histoire sur laquelle un maître de sagesse dispense un enseignement à un auditoire m’en rappelle une autre, amusante à première vue, mais très profonde.

Dans cet esprit un maître de sagesse très célèbre était de passage dans une petite ville. Lorsqu’il apprend cette nouvelle, le maire pensa que c’était une bonne occasion de distraire les habitants. De ce fait, il demanda à ce maître de bien vouloir faire une conférence à ses administrés sur le sujet qui lui plaira.

Des crieurs circulèrent dans la rue, annonçant à la population que ce maître de sagesse allait faire une conférence “dimanche, dans la salle des fêtes”.

D’autre part celui-ci était néanmoins très célèbre pour sa sagesse et pour son humour. À l’heure dite, la salle était pleine d’hommes, de femmes et d’enfants, riant à l’avance des plaisanteries de sagesse desquelles le maître avait coutume d’émailler ses conférences.

Cela étant le maître de sagesse entre dans la salle des fêtes. Là-dessus il salua l’assistance ravie, monta sur une chaise hâtivement construite et demanda : “savez-vous de quoi je vais parler ?”

– Oui, Maître, nous le savons !” répondit d’une seule voix l’assistance en riant.

Les facéties d'un maître

Le maître eut un large sourire et dit : “si vous le savez, dans ce cas, il est inutile que je parle”. Et il quitta la salle. Apprenant ce qui s’était passé, le maire rendit visite au maître de sagesse, lui présenta ses excuses pour la maladresse de ses administrés et le pria d’accepter de faire une autre conférence le dimanche suivant.

À l’heure dite, le maître entra dans la salle des fêtes, monta sur la chaire et demanda : “est-ce que vous savez de quoi je vais parler ?

Non, nous n’en avons aucune idée !” répondirent en riant les concitoyens échaudés le dimanche précédent.

Bien, si vous ne savez rien, il est inutile que je vous parle, puisque l’on ne peut discuter que sur ce que l’on connaît déjà.”

Et le maître salua la salle et sortit.

Le maire vint voir à nouveau le maître de sagesse et le supplia de donner aux habitants une dernière chance le dimanche suivant.

À l’heure dite, la Maître entra dans la salle des fêtes et monta sur chaire. Personne ne riait plus. On entendait les mouches voler.

Le Maître posa la même question : “savez-vous de quoi je vais parler ?”

Échaudée par son expérience des deux dimanches précédents, l’assemblée répondit prudemment d’une seule voix : “Hé bien, il y en a qui savent et il y en a qui ne savent pas…”

Le gourou dans le vase

“Parfait,” répondit le maître, “dans ce cas que ceux qui savent expliquent tout à ceux qui ne savent pas.” Et il quitta la salle, puis quitta le village.

J’ai lu que, vers les années 70, à l’époque des beatniks et des hippies (qui avaient récupéré la conception de “consommation zéro” des beatniks – nom qui signifie par dérision “génération épuisée”, mouvement né à New York), mais qu’il se retrouva illico dans la vase du lac de ce parc.

Conclusion sur la sagesse du quotidien

Mais n’est pas maître de sagesse du quotidien qui veut et en plus, selon l’Évangile, car nul n’est maître de sagesse dans son pays. Ceux de Chine venaient de l’Inde, ceux du Japon venaient de Chine, ceux de Turquie venaient de l’Iran, et ainsi de suite.

“Etre réellement conscient que l’on est ignorant est un grand pas vers le savoir”.

Transformer sa connaissance en sagesse au quotidien

Pour conclure cette chronique, voici 16 aphorismes d'Henry Plée :

  1. Définissez vos objectifs de vie.
  2. Conservez et concentrez votre “énergie”. Votre vie en dépend.
  3. Apprenez à transformer votre connaissance en sagesse.
  4. Cessez de rêver : soyez présents ici et maintenant.
  5. Respirez consciemment.
  6. Maîtrisez le cheval, prenez soin de la voiture, éveillez le cocher, découvrez le maître (il es question ici de l’homme en tant qu’attelage).
  7. Remplacez l’événement fortuit par l’action voulue.
  8. Ne faites pas plus que ce qui est nécessaire (en “recherche de vérité”).
  9. Postez un veilleur à la porte des “impressions”.
  10. En toute activité, apprenez à déceler le jeu des trois forces : l’intellectuelle, l’émotive, le physique.
  11. Ne croyez rien. Vérifiez tout.
  12. Distinguez, la Volonté supérieure des volontés inférieures.
  13. La force que l’on exerce donne plus de force. La faiblesse à laquelle on se laisse aller donne plus de faiblesse.
  14. Eloignez-vous de toutes les manifestations de votre “machine”.
  15. Sachez distinguer la qualité de l’essence de celle de la “persona”.
  16. Restez  sur la rive du fleuve-temps, et observez le courant.

Vidéo documentaire sur Henry Plée

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